fbpx Skip to main content
0
NewsTips

Quelles sont les règles d’utilisation des images téléchargées sur internet ?

By mai 18, 2021juin 3rd, 2021One Comment

Conseils en communication visuelle

Quelles sont les règles d'utilisation des images téléchargées sur internet ?

Les conseils

Photo : Thea Hdc on unsplash.com

Pour illustrer vos supports de communication, votre site web, votre invitation commerciale, vos réseaux sociaux, il se peut que vous ayez besoin d’images d’illustration.

Plusieurs solutions s’offrent à vous : vous pouvez prendre une photo vous-même, faire appel à un photographe pour obtenir une image professionnelle sur mesure, ou alors vous pouvez directement chercher sur internet. Si vous optez pour cette dernière option, vous pourrez choisir d’utiliser soit une photo gratuite, ou l’acheter. Lorsque vous trouvez une image sur le web, il est donc important de bien vérifier les droits d’auteurs, et les droits d’usage.

 

Comment s’y retrouver?

Chaque image disponible sur internet, qu’elle soit gratuite ou payante, est soumise à une licence. Toutes ne sont pas libres de droit. D’ailleurs, ce n’est pas parce que le web grouille d’images qu’elles sont toutes gratuites, et qu’il ne faut pas mentionner leur auteur. Et ce n’est pas parce qu’une image est mentionnée comme étant gratuite qu’elle est utilisable partout, sans risque.

Chaque licence est spécifiée, généralement, sous la photographie où elle est hébergée (pour ce qui concerne les banques d’images). Dans le cas où l’image provient de votre ordinateur, ou qu’elle vous a été communiquée sans que ne vous ait été communiquée la licence associée, quelques outils permettent de faire une recherche inversée, comme Google Images ou le site internet tineye.com.

Quelques distinctions majeures sont à retenir.

Deux types d’images : images créatives vs images éditoriales.

Les images créatives (crées de toutes pièces par un tiers, qui n’existent pas dans la réalité, permettant de re-créer un environnement). Dans ce cas, les autorisations préalables du photographe, du modèle et des éventuelles marques et lieux reconnaissables sont requises.

Les images éditoriales, les images prises sur le vif : c’est, à l’inverse, une « réalité photographiée ». C’est souvent le cas des images de presse. Dans ce cas, seule l’autorisation du photographe est nécessaire.

Deux types d’utilisation : usage éditorial ou usage commercial.

L’image éditoriale ne requiert pas nécessairement d’autorisations de la part des sujets. Par exemple, les personnes prises en photo dans un espace public ne pourront s’opposer à une publication dans la presse. Ce type d’image doit rassembler tout de même quelques critères : la photographie doit représenter un événement d’actualité, doit traiter ce sujet précis et non la personne photographiée, sans porter atteinte à son intégrité. Une image éditoriale peut tout à fait être utilisée pour un usage commercial, mais les droits à obtenir seront plus nombreux.

– Si l’usage est commercial, des autorisations sont indispensables, qu’il s’agisse d’une personne, d’une marque ou d’un lieu reconnaissable. Il faut bien s’imaginer que si l’on se voit en photographie à côté d’une marque sans en avoir donné l’accord, on n’accepterait pas forcément d’y être associé, à moins, peut-être, d’être rémunéré.

Trois types de licence à retenir : libre de droits, droits géré et usage éditorial.

Ce qui est primordial à retenir ici, c’est que libre de droits ne signifie pas « gratuit ». Un titulaire de droits peut vendre une licence libre de droits. Cela signifie qu’il faudra payer une seule fois pour une utilisation illimitée, sur tout type de support, en France ou à l’étranger.

– Les images libres de droit permettent une utilisation libre et illimitée, dans un usage commercial, promotionnel et privé. Elles ne peuvent être données, ni transmises à un tiers. Sur des sites de ventes d’images en ligne (Getty Images, Fotolia…), le prix payé dépend souvent de la taille de l’image. Certains sites limitent le nombre d’acheteurs, mais vous n’aurez jamais l’exclusivité de l’image : vous ne serez donc pas le seul acheteur ni détenteur de la photographie en question.

– Les images sous droits gérés permettent, quant à elles, une utilisation unique, dans un usage commercial, promotionnel, privé et une exclusivité de l’image. Cependant, il n’est pas autorisé de donner, ni de transmettre cette photo à un tiers. Une fois achetée, elle ne sera utilisable qu’une seule fois ; si vous souhaitez la réutiliser ailleurs, il faudra donc racheter une nouvelle licence. Le prix varie finalement en fonction de l’utilisation que vous ferez de l’image : nombre de tirage, taille, emplacement de l’image, durée d’utilisation, zone géographique de diffusion, etc… Lors de l’achat, il faudra donc indiquer l’utilisation précise de l’image.

– Enfin, l’usage éditorial permet l’utilisation unique, dans un usage d’intérêt public et-ou un fait d’actualité, avec une utilisation exclusive. Ce type d’image ne peut être donnée ni transmise à un tiers, et il est bien sûr interdit d’en faire un usage commercial ou promotionnel. Tout comme les images de droits gérés, il faut spécifier l’utilisation qui en sera faite lors de l’achat, car le prix varie en fonction.

– Le cas particulier de la licence Creative Commons
L’objectif des licences Creative Commons, qui sont au nombre de 6 au total, est de « faciliter la diffusion et le partage des œuvres ». Elles varient en fonction des désirs de l’auteur (attribution, usage commercial, modification…). Elles ont donc des règles bien spécifiques à respecter de mentions de droits d’auteurs en fonction de la licence. Pour en trouver, il y a wikicommons, flickr… les outils de recherche sur internet, tel que bing ou google, permettent de filtrer les images par licence.

Les images libres de droit gratuites

Plusieurs sites permettent de trouver facilement des images libres de droit gratuites. Certains sites internet sont de véritables banques d’images libres de droit gratuites, libres pour un usage commercial et sans attribution requise : c’est le cas de Pixabay, ou Unsplash, qui regroupent de superbes photographies d’auteur. Mais attention : il est toujours important de bien vérifier la licence avant son utilisation.

Il faudra s’armer de patience pour trouver des images qui correspondent au sujet que vous mentionnez. En effet, contrairement aux banques d’images payantes, les images libres de droit sont bien sûr moins nombreuses ; il est donc plus difficile de trouver une image qui collera parfaitement au votre sujet.

Il y a tout de même quelques inconvénients à cette superbe possibilité d’illustrer des documents avec de belles images gratuites.

Tout d’abord, il est important de préciser qu’il est, bien sûr, interdit de revendre les photographies sans qu’aucune modification majeure n’ait été opérée dessus. Par ailleurs, il faut bien avoir à l’esprit que ces images étant facilement accessibles à tous, il n’est pas impossible que vous vous retrouviez nez à nez avec la même image que vous utilisez quotidiennement dans vos supports de communication chez une autre marque. Il n’y a absolument aucun droit d’exclusivité sur ces images.

Il est utile – et primordial- de rappeler les risques de l’utilisation de ces images gratuites : en effet, si l’image a comme objectif un usage commercial, il faudra veiller à ce qu’elle ne représente pas de marque, de personne ni de lieu visible et reconnaissable, pour éviter des poursuites. En effet, le photographe accorde gratuitement sa licence, mais rien n’indique que la personne photographiée a donné son autorisation, et il faut veiller à ce que des lieux ne soient pas visibles et que des marques ne soient pas facilement reconnaissables. Par exemple, certaines banques d’images proposent la tour Eiffel éclairée de nuit : dans une utilisation commerciale, il faudra payer des droits à la société qui gère l’éclairage de la tour Eiffel !

En règle générale, si une entreprise ne respecte pas les droits associés aux images, elle s’expose à des poursuites, et son image –de marque cette fois– peut être fortement impactée. La facture peut même être très salée. Par exemple, la photo du « Che » d’Alberto Korda est une photo libre de droit, que l’on retrouve dans énormément de manifestations ou produits commerciaux. Son importante utilisation ne la rend pas complètement libre. En 2000, une affaire concernant l’utilisation de cette image pour la promotion de produits alcoolisés a été jugée, la marque de boisson alcoolisées Smirnoff a été condamné à verser un dédommagement de 50.000$ pour « dénigrement de la réputation du Che ».

La dernière étape est de bien noter l’auteur pour ensuite pouvoir mentionner les droits d’auteurs, que la licence le demande ou non. Par exemple, sur un site internet, cette mention pourra apparaître dans les mentions légales. Même s’il est parfois précisé, sur les sites d’images libres de droit gratuites, que l’attribution n’est pas requise, elle est souvent bien appréciée : pourquoi ne pas remercier l’auteur qui vous a permis d’illustrer superbement votre document, et ce gratuitement? Par ailleurs, cela permettra de faire connaître l’auteur, et de le remercier. C’est une manière de respecter son travail d’auteur.

Sources :

_____________

https://www.blogdumoderateur.com/utiliser-images-internet-regles/#:~:text=Vous%20pouvez%20tr%C3%A8s%20bien%20utiliser,une%20publication%20dans%20la%20presse%E2%80%9D.

_____________

http://www.droit-image.com/les-images-libres-de-droits.html

_____________

https://blog-fr.orson.io/web-design/creative-commons-images 

_____________

Agathe Design Studio

About Agathe Design Studio

One Comment

Leave a Reply